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Rencontre avec Krotoum Konaté, directrice de l'Institut de l'alimentation bio

Sensibiliser et informer sur les enjeux et les liens entre l'alimentation bio et de la santé : voici comment pourrait être résumé le pari de l'Institut de l'Alimentation Bio (IAB). Krotoum Konaté, ancienne directrice de l'Institut technique de l'agriculture biologique en a pris les rênes il y a quelques mois. The Place to bio l'a rencontré, alors que l'IAB lance tout juste son site web et s'active pour être en ordre de bataille à la fin de l'année.

Par Guillaume Guitton


  • Rencontre avec Krotoum Konaté, directrice de l'Institut de l'alimentation bio

    © IaB

The Place to bio : Pourquoi l'iaB ?

Krotoum Konaté : L'Institut de l'alimentation bio est un fond de dotation créé par Didier Perréol (entre autres fondateur de la société Euro-Nat, et de la fondation EKibio), pour œuvrer en faveur d'un enjeu sociétal majeur. Cet enjeu c'est le "bien manger", et ses bénéfices pour la planète et notre santé.

Quelle est l'ambition que vous vous donnez ?

On souhaite transmettre informations et formations qui permettent d'abonder dans le sens du principe d'Hippocrate : " Que ton alimentation soit ta première médecine ". Il y a un manque d'information en ce qui concerne le lien entre l'alimentation bio et la santé : l'iaB propose de la rendre accessible aux néophytes, et de contribuer à son émergence. Par exemple, il s'agira dans un premier temps de vulgariser des données scientifiques pour les rendre lisibles. A termes, peut être que l'on mènera nos propres études, ou que l'on financera des programmes d'études qui se penchent sur les sujets qui nous touchent.

On a plutôt le sentiment qu'il y a beaucoup d'informations sur la bio, surtout ces derniers temps...

C'est vrai, mais il s'agit avant tout d'informations sur le marché, les filières, les producteurs, les produits. Il y a beaucoup de données chiffrées. Mais dès qu'il s'agit de vraiment étayer sur la dimension "impact santé" de l'alimentation bio (dimension qui fait partie des arguments en faveur de la bio) les données restent insuffisantes, et le marché conventionnel ou les sceptiques disent vite "les vertus de l'alimentation bio ne sont pas démontrées...etc".

On souhaite donc avancer sur ce volet d'apport scientifique et logique, pour renvoyer les gens au bon sens alimentaire et questionner leur rapport aux aliments.

Comment asseoir l'autorité et la neutralité que supposent cette ambition ?

On travaille actuellement à la composition de notre comité scientifique sur lequel on s'appuiera. Il sera a priori présidé par Denis Lairon. Le comité donnera un avis sur ce que l'on va produire, si on finance à terme des études il évaluera les projets...

Dans tout ce que l'on produira on citera nos sources.

L'un des gros volets de l'iaB c'est la formation : que proposez-vous et à qui ?

Nous avons 2 cibles. D'abord, les entreprises, auxquelles on propose le programme de formation "Bon sens alimentaire". On souhaite accompagner les dirigeants d'entreprise vers le bien-être au travail de leurs collaborateurs et ça passe par le bien manger. Ce sont des formations de 3j, à la carte ou sur mesure (NDLR - 5 modules pour 4000€).

A partir de 2018, on va cibler également le grand public avec un site éponyme dédié (le site actuel de l'IAB est plutôt son site institutionnel). Sur les deux cibles on proposera des outils concrets, des ateliers pratiques, et évidemment un livret complet. Dans un deuxième temps on proposera des Moocs…

Comment avez-vous construit ces formations ?

On a travaillé avec Charles Antoine Winter (diététicien nutritionniste, il est responsable des formations de l'IAB), qui avait produit déjà beaucoup de contenus avec les formations qu'il animait par ailleurs, "Devenir ambassadeur de santé durable". Testées en situation réelle, nos formations ont été questionnées, puis remodelées. Les contenus seront enrichis des expériences et retours des participants des acteurs. On se veut une organisation agile, et dynamique continuellement.

Vous souhaitez également financer des projets ?

Tout à fait. En tant que fond de dotation, l'institut peut capter des fonds auprès de mécènes, ce qui nous permettra de développer nos propres projets mais aussi de financer ceux de partenaires extérieurs. Nous sommes par exemple partenaires de LudoBio, le kit pédagogique proposé par l'association BioConsommacteurs, que nous soutenons.

Comment vous positionnez vous vis-à-vis des pouvoirs publics, particulièrement les institutions en lien avec la santé (INPES, Ministère…) ?

Nous n'avons pas de "contrat" spécifique avec les pouvoirs publics, mais ce qu'on veut c'est co construire, être un acteur qui va engager des synergies.

Avec IAB Lab, on veut créer une sorte de think tank qui mettra en avant différentes initiatives menées par les acteurs.

Pour conclure, qu'avez-vous envie de dire à nos lecteurs ?

Il faut que chacun se dise "j'ai un pouvoir en tant que mangeur"


Comment fonctionne l'Institut de l'alimentation bio ?

Fondé par Didier Perréol, l'IAB a été doté initialement de 400 000€, et fonctionne avec 2 salariés. A terme, la structure a pour ambition de s'autofinancer. "Le chiffre d'affaires dégagé par les formations financera la structure, les fonds levés auprès de mécènes financeront les projets", explique Krotoum Konaté.

Dernière mise à jour : 05/10/2017

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