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Valérie Glaize, "restauratrice engagée"

Valérie Glaize gère en couple avec son mari Samuel le Maha Prana à Dolus d’Oléron. Elle se confie sur son expérience de restauratrice engagée à Place to Bio. Philosophie de vie, bien être et végétarisme.

Par Guillaume Guitton


  • Valérie et Samuel, au grand air
    Valérie et Samuel, au grand air
    © Valérie Glaize

Au restaurant Maha Prana, Valérie propose une cuisine végétarienne d'inspiration indienne dans un cadre hors du commun. Maison de famille des grands parents de Samuel son mari, le lieu est aussi leur lieu d'habitation où le couple de restaurateurs vit une partie de l'année (NB : le restaurant est ouvert de mai à septembre uniquement, suivant la tendance touristique locale; ils sont en Inde le reste du temps). Un hâvre de paix où les clients aiment à revenir chaque saison.

The Place to Bio : Racontez nous la genèse du restaurant

Valérie Glaize : Mes parents ont toujours eu un potager. Aussi loin que je me souvienne, on a toujours mangé très sain à la maison, bien manger était essentiel. Ayant eu une carrière de danseuse professionnelle, j'ai en plus toujours fait attention à ce que je mangeais. Quand on a hérité de la maison à Dolus d'Oléron, on s'est posé la question de ce qu'on pourrait en faire. Cuisiner fait partie de ma vie, lorsqu'on voit des amis ils apprécient ce que je leur prépare, alors on s'est dit pourquoi pas un restaurant. Samuel de son côté était peu porté sur la cuisine, c'était loin de son monde. Mais il est très bricoleur, on s'est éclaté à rénover la maison ! Maha Prana était né.

Qu'est ce qui a été difficile pour lancer le projet ?

Il y a une dizaine d'année quand on a voulu lancer le restaurant, tout le monde trouvait ça fou et décalé de faire un restaurant bio et végétarien alors qu'ici on ne mange que du poisson. On nous a freiné pas mal. Même à la chambre de commerce on nous disait de faire ce qui marchait, mais on voulait créer quelque chose qui correspondait à nos attentes et nos envies : servir des produits achetés à Rungis, ça n'a pas de sens et ce n'est pas ce que nous voulions faire. Pour nous ça devait être local, bio, et végétal...on était à contre courant de la tendance d'alors.

Côté fournisseur en revanche on a trouvé assez vite, c'est la boutique bio où j'allais qui m'a par exemple parlé de Pronadis, le grossiste avec lesquels on travaille depuis.

La bonne surprise ?

Malgré les freins on s'est lancé et le bouche à oreille a fonctionné vite. Peut être parce qu'on est un endroit atypique et décalé, en dehors des circuits. Il y a eu un bon accueil du public, on a un noyau dur de fidèles qui reviennent chaque année.

Il faut persévérer pour porter des projets comme celui ci, d'autant plus que c'est un métier très prenant mais je pense que c'est bien car les gens retrouvent quelque chose d'essentiel en venant ici : nourrir son corps cela fait partie d'un tout, la vie, et notre restaurant s'inscrit dans une philosophie de vie. Ce qui se traduit par une soif d'échanger, de partager, d'écouter... et c'est passionnant de nourrir les autres avec de bonnes choses.

Et si on devait aller plus loin ?

On a besoin d'avoir les mains dans la terre. Pour moi l'idéal c'est de permettre le chemin le plus court possible de la graine à l'assiette. On devrait pouvoir tout cuisiner depuis notre potager.

Dernière mise à jour : 27/04/2017

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